Je regarde : le temps qui passe
Je lis : de tout
Je bois : whisky coca
Je pense : à celui qui me manque
Je rêve : à l'amour
(mis à jour lundi 6 novembre 2006 à 20:50)

28/12/2006

28/12/06 - 12:42

NUIT TU ME FAIS PEUR

La nuit c'est la peur, la nuit c'est le vide. Lorsque je m'engouffre dans mon sarcophage fait de ressorts et de mousse et que je referme le couvercle de draps c'est l'enfer qui commence. Dans ce grand lit froid c'est l'instant de vérité. De longues minutes qui paraissent une éternité où je dois faire face à moi-même avant qu'un sommeil mortel ne me gagne. Chaque nuit toute ma vie défile et surtout les cris étouffés que personne ne peut entendre. Un condensé gris clair ou je refais le film de ma vie. Le beau, le laid, le viol, l'abandon, l'orphelinat de la petite enfance.
Mais la nuit je rêve aussi que j'aime. Je pense à tous ces corps langoureusement allongés, leurs ébats, les sexes qui se frôlent, les mots sussurés. La jouissance de savoir l'autre prés de soi, la tendre caresse et l'instant de fusion des corps qui se rapprochent pour n'en faire plus qu'un. Alors dans ces moments d'oubli et d'égarement je pense. A lui. Et lui a alors tous les visages de la terre, de l'amour. Lui est tendresse, passion, partage et vérité. LUI me transcende, me transperce, me fait mal mais il est là nécessaire. Car il est la vie.
Et soudain le sommeil m'envahit. Alors les démons se déchainent en rêve pour me dire que rien de tout cela n'est possible.
La nuit c'est la petite mort.

27/12/2006

27/12/06 - 12:12

Je voudrais tant que tu comprennes
Toi que je vais quitter ce soir
Que l'on peut avoir de la peine
Et sembler ne pas en avoir
Le cœur blessé
Encore sourire
Indifférent apparemment
Aux derniers mots qu'il faut écrire
Lorsque finit mal un roman
L'âme éperdue, sauver la face
Chanter des larmes plein les yeux
Et dans un univers de glace
Donner l'impression d'être heureux

Je voudrais tant que tu comprennes
Puisque notre amour va finir
Que malgré tout, vois-tu je t'aime
Et que j'ai mal à en mourir

Je voudrais tant que tu comprennes
Malgré tout ce qui s'est passé
Que je t'aimais plus que moi-même
Et que je ne peux t'oublier

17/12/2006

17/12/06 - 21:30

Il n'y a jamais de hasard.



Vendredi soir. Rendez-vous avec J. Aux Marronniers dans le maraicage.
Endroit où gisent de nombreux fantômes d'un passé qui n'est plus.
Lieu où je n'y ai pas mis les pieds depuis deux ans et demi. Autant dire
une éternité. Discussions fournie avec J. qui est autant un ami qu'un psy
pour moi.

Comme toujours je suis en confiance avec lui et je déballe ma vie,
mes doutes, mes espoirs. Quatre heures de conversation avec un
homme qui sait écouter, sans juger. Avec lui je peux être pitre, sérieux,
grave et con mais toujours sincère. Parce qu'avec lui c'est un moment
de libre échange où je peux tout oser dire sans qu'il ne me bride. Ce que
je ne peux pas dire des autres.

Sur fond de musique assourdissante (que je déteste) nous sommes
invités à changer de place. Prés de la fenêtre précisement. Conversation
animée entrecoupée de regards langoureux et furtifs de sa part pour
le chaland. Quand soudain l'impensable se produit. En un quart de seconde
mes espoirs ont volés en éclat. Le temps de jeter un regard à la terrasse et
voilà l'objet de ma passion attablé à trois métres de mois.

Drôle de hasard ou plutôt voilà le destin dans toute sa splendeur hideuse.
A ses côtés un genre de Ricky Martin que je prends pour un ami avant de me
rendre compte que je l'ai brièvement connu à cette même époque lointaine.
La main de l'un est posée lestement sur le siège de l'autre. Est-ce possible
qu'il s'agisse d'un geste accidentel? Je veux le croire. Mais là où le
doute n'est plus permis c'est lors d'un échange de baiser. Les larmes
sont là prêtes à couler. Mais il n'en sera rien. Le coeur se serre.
Je reserve ma peine pour mon intimité. J. se rend compte qu'il se passe
quelque chose mais je ne
dirai rien. Le regard fixé sur ce couple improbable j'admire tous mes
rêves s'envoler, mes espoirs déchirés. Il ne sera plus car la réalité est
là, face à moi. Moi qui l'espérais seul, perdu à se morfondre je me rends
compte qu'il est heureux, amoureux quand moi je vis avec un fantôme.
A me détruire et à refuser de vivre.

Ceci s'appelle un signe du destin. Une monumentale gifle de la vie. Un
message qu'il m'appartient d'interpréter.

Ce vendredi soir la mort a dansé avec la vie.

Une partie de moi est définitivement morte tandis que
l'autre a proclamé le droit à la renaissance.

14/12/2006

14/12/06 - 23:57

irresistiblement

Tout m'entraine, irresistiblement vers toi a chaque instant
Tout m'enchaine, irresistiblement a toi je le sens

Comme la joie revient apres les pleurs
Après l'hiver revient le temps des fleurs
Au moment où l'on croit que tout se meurt
L'amour revient en grand vainqueur

Tout m'entraine, irresistiblement vers toi comme avant
Tout m'enchaine, irresistiblement a toi je le sens.




Pff....c'est con, c'est praline, c'est gnagnan mais j'y crois moi. Gnan!

12/12/2006

12/12/06 - 00:17

Il n'y a d'acte de vérite que dans l'acte de chair.
Le geste ultime d'abandon de soi, d'abandon de soi à l'autre.
Le seul moment ou l'homme est capable de vérité c'est dans
cet acte de jouissance. Ces quelques secondes ou la séve monte
et se répand comme autant d'océans sur une terre aride.
Le corps à corps entre homme et homme ou l'acte le plus
inutile qui soit car non reproductif. C'est deux corps qui ne trichent
pas, c'est la vérité nue. L'unique moment de vérité c'est le sexe
de l'autre dans sa bouche, dans son trou. Un sexe dressé et fier
comme une offrande, un cadeau de la vie venu du fond des temps.
Tout le reste les "je t'aime", "je te veux", "tu me manques" ne sont
que pieux mensonges et cela nous le savons tous. Mais nous faisons
semblant d'y croire.
Qui osera dire que la la beauté et la vulgarité mélées de ces instants
défendus ne sont pas la plus belle invention de la nature?

11/12/2006

11/12/06 - 00:32

Pensées en vrac


L'avantage de vivre avec un fantôme du passé, c'est le confort. Un confort inutile mais rassurant.
L'amour inachevé ou avorté continue à survivre bien au delà du temps et de l'espace.
Je sait parfaitement que les choses d'avant ne seront plus.
Et l'amour tel que je souhaite le revivre avec LUI ne pourra être. Malgré
tout je ne me résigne pas et j' espère : un geste, un miracle, une apparition fortuite
de cet être tant désiré qui ne vient pas. Et au fond est-ce que je le veux vraiment?
Parce je sais que si la rencontre devait se produire rien ne dit que ce que je souhaite,
l'autre le voudra aussi. Surtout si l'aventure s'est achevée sur un malentendu,
un mépris total. LUI aussi a ses griefs, LUI aussi sa version de l'histoire,
qui est sûrement différente de la mienne. LUI a refait sa vie, en a aimé d'autres, a mûri.
Alors pourquoi voudrait-il de moi aprés tout le mal causé? Simplement parce que je me
pose en amoureux transi? En romantique torturé du cerveau? Non.

Mais ce que je veux qu'il
sache c'est que je l'aime et que je l'ai toujours aimé.
Quitte à ce qu'il me crache à la
figure son mépris si rencontre il y'a. Qu'il me trucide sur place d'un regard net et tranchant.

Il devra aussi savoir que celui qui part souffre aussi.Ce n'est pas un salaud.
Bien au contraire. Certes la souffrance de partir est en dedans
pour celui qui s'en va, bien moins visible que pour celui qui est quitté. Ce
dernier aura toujours la faveur du coeur des pleureuses puisque c'est le martyr bafoué.
Je souffre aujourd'hui plus qu'à mon tour.
Et j'aboie dans le vide puisqu'il n'y a personne pour entendre.
Mais c'est grâce à tout cet amour que je lui porte que je survis. Ici repose la suprême contradiction
du je t'aime je te quitte.

Je vis avec ce fantôme du passé et je me trouve sur un terrain connu.
Il y'a eu une histoire, un vécu et les références sont nombreuses. Le temps
n'a gardé que le meilleur de LUI et c''est sur ce terrain que je m'attache
à revivre en imaginaire tout ça. C'est stupide mais
c'est ainsi. Je le sais, je le sens mais je ne peux imaginer un autre échappatoire.


Je sais que je devrais construire une nouvelle vie amoureuse. Réapprendre
tel un handicapé des gestes simples, une caresse, un baiser, le sexe de l'autre.
Mais c'est un effort dont je suis incapable. C'est parfois épuisant de rencontrer,
écouter quelqu'un, déballer sa vie. Faire des projets. Espérer un futur.
Sacrifier à sa liberté et se fondre dans un nouveau décor.
Toutes ces choses sont insurmontables tant que mon esprit
ne sera pas dégagé, tant que le coeur ne sentira pas cette vibration qui dit qu'il est prêt à aimer.

TANT DE POSSIBILITES DE RENCONTRES DANS CETTE VILLE LUMIERE
ET PAS LE MOINDRE DESIR. C'EST DESESPERANT.

10/12/2006

10/12/06 - 18:45

DELIRIUM






Ce soir il est dehors.
Où peut-être qu’il dort ?
A-t-il un ami couché dans son lit ?
Est-il contre lui? Est-ce qu’ils rient ?

De ses lèvres lourdes et ourlées
Embrasse t’il un homme désiré ?
Vont-ils se dire des mots tendres?
De ceux que l’on ne peut apprendre ?

De ses mains longues et fines
Attend-il des gestes qu’on devine ?
Va t’il succomber au plaisir et crier ?
Jouir à la mort et tomber ?

Ce soir ma tête enfiévrée divague.
Tel un rocher cogné de vagues,
Mon corps en proie au délire
Veut en finir et mourir.

Cette place que j’ai laissée
Il me faut la récupérer.
Je voudrais enfin lui offrir
Ma fidélité sans le trahir.

Lui rendre la vie belle.
Lui jurer un amour éternel.
Faire de lui mon unique joyau
Plus beau que des bijoux royaux

Lui promettre un amour sacré
Aussi doux que du miel sucré.
A l’aimer jusqu’à la perte
De la raison, de mon être.






06/12/2006

06/12/06 - 22:59





Des Espoirs



Les brumes de la raison aveuglent mon cœur
Cycle infernal de la saison des peurs
Lundi les sentiments chauds s’emballent
Mercredi les chagrins flous déraillent


Ton image mon aimé imprègne mes yeux
Et c’est tout ton univers que je veux
Mais Vénus perfide détourne mes désirs
Et tourmente mes moindres plaisirs


Cupidon son fils infernal la poursuit
Prisonnier de mes doutes, je reste maudit
Par ces jours de temps gris je vague
A la recherche d’un miracle mon esprit divague


Viens mon amour m’éloigner des falaises
Qui m’attirent et attisent le malaise
Et puisque je suis désamoureux
Pour toujours serai-je malheureux?




Ceci fut écrit à un autre époque. J'ai la sensation que rien n'a changé.








06/12/06 - 00:07

Comme un appel



Si mes sentiments vous appellent,
Si mon amour vous interpelle,
Si aucun autre ne vous ensorcelle
Laissez-moi dans votre vie mettre du sel.


Si dire tout cela m’est naturel
C’est que votre charme est réel.
Emotions qui à mes yeux étincellent
Pour un grand homme si sensuel.


Si mes désirs pour vous sont charnels
Mon coeur lui n’est pas virtuel.
Et qu’on laisse mes arcs en ciel
Illuminer cette vie si cruelle.


Si ceci est une ritournelle
Si ces phrases vous semblent belles
Alors fiez-vous à elles
Car mon amour est bien réel.


J'avais écris ce poème à E. J'y pense souvent.

04/12/2006

04/12/06 - 23:18

SOIR DE RELACHE





Ce soir c'est vie privée....de tout.

03/12/2006

03/12/06 - 17:31

SOLITUDE



Solitude
Mon amie fidèle si cruelle
Solitude
Mon ennemie mortelle

Tu m'aimes tant que tu me gâtes
Les jours pluvieux et les nuits d'ennui
Tu restes là attachée à mes pensées
Folle furieuse acharnée à ton sacerdoce

Solitude
Mon amie fidèle si laide
Solitude
Mon ennemie malade

Tu me ronges le sang des veines
Suçant le suc de ma vie
A creuser mes rides d'espoir
Alors que je t'implore de partir

Solitude
Mon amie fidèle si méchante
Solitude
Mon ennemie intime

Tu te remets à l'ouvrage chaque jour
Rien ne te troubles pas même mes cris
D'autres âmes sont passées avant moi
Mais aucun homme n'y a survécu

Solitude
Mon amie fidèle si calme
Solitude
Mon ennemie ô ma douce

Vois ta victoire sur le champ de bataille
Tu as semé la douleur par un soir d'oubli
L'air de rien au creux de mon corps tu t'es enfouie
A la force du temps tu as gagné la guerre.

02/12/2006

02/12/06 - 15:05

Culture et différence

Sous l'emprise de l'alcool je suis désinhibé. Je peux tout faire, tout dire.
Je deviens moi, c'est à dire sincère et vrai. En dehors je suis gauche et maladroit.
Je ne sais pas exprimer mes sentiments. L'autre jour j'étais sous l'emprise de cette
cette boisson et j'ai dis je t'aime à T. C'était une phrase sincère et sans ambiguité.
Cela venait du fond du coeur puisque T. est mon ami. Et bien il l'a mal pris puisqu'il a jugé
le moment inopportun. Il a sûrement estimé que le geste était mal venu et pas sincère.
Pourtant c'était sincère. A cet instant j'ai été moi. Je lui ai crié tout mon amour, celui que
je refoule de peur d'être ridicule ou de perdre la face. C'était un acte d'amour. Je lui ai
lancé comme ça sans crier gare. On ne dit jamais assez je t'aime. Moi le premier.
J'ai regretté cette phrase l'instant d'aprés. J'essaie de m'améliorer puisque je vis en occident
et que ma culture d'origine est orientale. Chez nous on ne nous apprend pas à dire ces
choses là. Elles s'expriment différemment, par un geste, une attention, une attitude. Pas par
des mots. A travers cette situation étrange j'ai compris toute la différence qu'une éducation ou
une culture peut représenter: nous somme deux étrangers l'un pour l'autre. Cet instant catalysateur
a symbolisé tous mes échecs amoureux: l'incompréhension mutuelle de deux univers.

02/12/06 - 13:43

MERCI LA VIE

Je m'allonge et tout à coup les larmes me viennent; je suis beurré et j'ai l'alcool triste, lui qui est si gai habituellement.
A cette heure-ci c'est impensable.
Les gens me pensent fort, solide et sûr de moi. Pauvres naifs si vous saviez ce qui se passe
dans ma tête.
Je lis certains blogs (en dehors de ga) et je me mets à chialer.
Je trouve m'a vie désespérante...de solitude. En fond sonore David Bowie chante heroes (remix de Philip Glass); longue
plainte, long râle poétique qui touche au coeur; pourtant certaines mots de la chanson incitent
à l'espoir "we can be heroes just for one day"; malheureusement pour moi je ne suis heroe
de rien du tout; juste un looser de la vie, de l'amour, de l'amitié.
J'ai l'impression de payer toutes ces années d'erreurs, d'errance, de triche, de mensonges, de non respect de l'autre et des autres.
Et je sombre dans cette mer de solitude et d'oubli. Rien à faire juste à boire et fumer. Et me regarder me disloquer.
Le seul moment où je suis bien c'est lorsque je travaille. Au boulot j'ai de longues heures devant moi où je me concentre et j'oublie
tout. Porté vers un unique but: le chiffre d'affaire; pourtant je hais l'argent, je hais le travail qui asservit les gens et
fait d'eux des êtres automates interéssés par le matériel et ses valeurs futiles.
Cependant il y'a bien eu une époque ou j'ai rêvé que je pouvais tout avoir: l'amour, le confort et un job épanouissant.
Je me rêvais artisan travaillant de mes mains, le métier le plus noble: à la fois artiste et marchand.
Je me rêvais photographe à réinventer le monde et mes photos perso sont de la merde inmontrable.
Alors je me suis laisser happer par la vie; j'ai fais des études, je me suis retrouvé le cul sur chaise
dans un bureau. A vivre dans un monde ou je gère des choses abstraites, où je dois écouter, conseiller,
former et subir une certaine forme de misère.
Comme je les envie ces gens qui aujourd'hui aiment, baisen, font la fête et s'en foutent
royalement du lendemain et de son cortège de désepespoir. Oui je veux être comme eux. Je veux
jouir de la vie sans me poser de questions. Je veux avoir un sexe à la place du cerveau. Je veux
prendre et jeter à mon tour. Je veux dire merde à la vie.
Mais voilà pas moyen; i am what i am comme dirait l'autre. Juste humain, trés écorché,
sans réel but dans la vie si ce n'est celui d'en finir un jour avec elle.... Adolescent chaque nuit, je
priais le bon dieu pour que je meurs dans mon sommeil. Que tout se termine vite. Je préssentais
déjà que ma vie ne serait pas facile. J'ai toujours eu de l'intuition. Toujours.

01/12/2006

01/12/06 - 22:29

A toutes les dindes, bécasses, pintades ou autres








- Allo docteur ici la noiraude.

- Bonjour la noiraude qu'est-ce qui ne va pas encore!

- J'ai peur docteur. Je crois que j'aime un fantôme.

- Enfin la noiraude les fantômes n'existent pas!!!
Cest une invention pour faire peur aux petits.

- Oui mais le mien existe. Je l'ai rencontré.

- Expliquez moi cela.

- Et bien docteur c'est un boeuf que j'ai rencontré
quand j'étais entrain de brouter avec blanchette.
Il m'a fait les yeux doux et il m'a dit qu'il m'aimait.
Il m'a promis la lune et pauvre de moi j'y ai cru.
Alors je l'ai suivie dans l'étable. Et puis aprés...et depuis il a disparu.
Mais je revois son fantôme chaque soir dans l'étable. Je vois ses
yeux qui me fixent et je crois qu'il est mort. Car il m'avait promis
de revenir.

- La noiraude, je vous le répète les fantômes n'existent pas.
C'est dans votre tête. Vous avez été victime d'un boeuf
charmeur. Alors cessez d'être une oie et comportez vous en vache!

- Mais docteur j'en ai assez d'être une vache. Moi je veux être une guêpe ou
une gazelle!

- Pourquoi la noiraude?

- Parce que je pourrais avoir une taille de guêpe et je courrais comme
une gazelle dans les prés. Et j' aurais tous les boeufs à mes pieds!
Et s'il m'a quitté c'est justement parce que je suis une vache. Et personne
n'aime les vaches.

- La noiraude vous êtes une vache. Vous êtes utile car vous produisez
du lait et tout le monde vous aime pour cela. Alors cessez vos élucubrations!

- Docteur je veux être une gazelle. Je veux qu'on vienne du monde entier
pour m'admirer courir dans la savane. Je ne veux plus être celle à qui on dit
"espèce de grosse vache!".