26/03/2007to my fucking E.
Depuis mon départ, tes mots se bousculent dans ma tête
J’vois tant de questions se défiler par la fenêtre
Sûrement un espoir, de se revoir un jour peut-être
Partir sans toi c’est tell’ ment cher du kilomètre
Tu me manques...
Toutes mes certitudes ont bien fondu pendant l’ voyage
Y’a comme du rimmel qui vient d’ couler sur l’ paysage
Oh plus rien à faire, la peur veut pas céder l’ passage
Voilà c’ que c’est de m’apprendre à t’aimer sans maquillage
Tu me manques...
Tes silences via le Net ont eu raison d’ mes cigarettes
A croire qu’un trou d’ mémoire vient d’ griller toutes mes allumettes
Si notre histoire s’arrête, moi j’sais pas la changer la disquette
De la brûlure de tes mots tu ne m’as laissé que les mégots
Tu me manques...
J’entends plus ton nom qui sonne sur l’écran d’ mon téléphone
Faut-il toujours que l’on s’abandonne, pour qu’enfin l’amour se donne ?
Fallait pas me parler comme ça, fallait pas, surtout pas toi
Tous ces mensonges à la fois, j’ te jure que ça l’ fait pas
Tu me manques...
HIRIPSIMé
SI AUJOURD'HUI
Dis Maurane, comment fais-tu pour faire de si belles chansons?
Et si demain matin tu cessais de m’aimer
Je n’peux pas dire que j’en mourrais, non
Faut rien exagérer
Je crois seulement que j’aurais l’air
D’un casino désert, d’une chaise à l’envers
Oubliée sur une table
Je crois que j’aurais l’air assez minable
Et pourtant là tout de suite
Si je cessais de vivre
En buvant dans tes yeux
Je suis sûr que je ferais
Un fantôme très heureux.
MAURANE: SI AUJOURD'HUI
[www] 24/03/2007REBELLION
Je suis allé cette semaine chez lui. Je veux dire en bas chez lui. Comme à un pélerinage grotesque. Devant sa porte, j'ai attendu et regardé longuement cette rue dans la quelle je ne viendrai plus. Je suis entré à l'intérieur et j'ai fixé sa boite à lettres. Dans un accés de bêtise ou de détresse j'ai photographié tout ce qui était photographiable de cet intérieur : la boite, son interphone, son nom, l'escalier. Je voulais garder un souvenir de tout ce qui m'a été retiré. Pour me rappeler cette nuit cauchemardesque.
En moi grondait une colère froide, un accés de raison mélé à la douleur. Je l'imaginais rentrant ou sortant avec un autre mec. Un mec qu'il baiserait, à qui il dirait des mots tendres dont il m'a privé. Je l'imaginais soulagé de s'être débarrassé de moi, son ultime acte que je maudis. Je comprenais soudain au vu de son silence permanent depuis la rupture, alors que je n'ai cessé de lui crier mon amour, que la boucle devait être bouclée.
Je passe mon temps à pleurer et à mourir à petit feu pour un mec qui s'en fout royalement de ma gueule. Bien sûr il a prétendu ne pas vouloir me faire de mal; il a même réussi à me faire douter de cette situation que je n'ai pas souhaité. Alors pourquoi son âme si charitable ne fait aucun effort pour donner signe de vie, si ce n'est justement par mépris et indifférence? Il doit bien rire de là où il est.
C'est donc pour cet homme que j'ai perdu trois ans de ma vie à me morfondre, à regretter mes actes passés, à vivre dans le souvenir pour ne pas vivre le présent? Que j'ai refusé d'aimer? L'homme vers qui j'étais revenu avec la promesse tenace d'être honnête? Tout cela pour qu'il change du tout au tout en un jour et qu'il me chasse comme un malpropre? Il disait "je t'aime"....Tu parles, tu parles!
"Non E. je ne suis pas la victime de la société comme tu le crois. Je me maudis seulement d'y avoir cru dur comme fer à cet amour renaissant. De mettre rabaissé tel chien pour te prouver combien je tiens à toi. Tu m'as coupé les ailes mais pas ma foi. "
Maintenant je sais que de cette débacle je dois retirer au moins un point positif, si ce n'est plus pour avancer. Primo, j'estime que dorénavant nous sommes à égalité dans le degré de ruptures faciles: ce qu'il a vecu auparavant, je le vis maintenant. Bien que mes motifs d'alors étaient bien plus profonds et plus graves. Et de cela il n'en saura rien. Segundo il a ranimé un désir d'aimer que je pensais mort. Il a ouvert une porte qui ne va pas se refermer. Dorénavant je sais que je peux aimer; je sais que le monde est vaste et qu'il y'a des êtres bien plus prêts à donner et recevoir sans jouer ce jeu stupide du silence, du mépris et de l'orgueil.
L'ironie du sort est nous nous sommes retrouvés à jouer les mêmes scènes qu'il y'a 3 ans. Sauf que les rôles sont inversés.
Alors je le laisse maintenant face à ses actes et je souhaite qu'il comprenne qu'aimer ce n'est pas juste de bons moments de baise mais aussi accepter l'autre avec ses qualités et ses défauts même dans une joute futile comme il dit si bien.
Enfin je vais pouvoir revivre.....
22/03/2007REMEMBERCe soir lu cette phrase absolument frappante de vérité sur le profil d'un mec. A méditer....
"QUI S' EMBARASSE A REGRETTER LE PASSE PERD LE PRESENT ET RISQUE L' AVENIR".
REMEMBER :
[www] 21/03/2007FUIR LE BONHEUR DE PEUR QU'IL NE SE SAUVE.J'aurais juste voulu qu'il m’apprivoise. Qu’il m’apprivoise sans me juger, sans me blesser, sans me chasser, sans me jeter. Qu'il m'aime comme je l'aime du plus profond de mon coeur.
Jane Birkin : Fuir le bonheur....
[www] 18/03/2007EMOTIONS A VIF
Aimer et Souffrir. Souffrir parce qu'avoir peur.
Peur de l'avoir perdu, car il m'a échappé.
Je n'y peux rien.
Rien à faire. Juste attendre. Attendre...Et espérer.
Se dire que ça changera.
Se persuader qu'il finira par m'aimer.
Et l'entendre dire qu'il n'a pas besoin de mon amour.
Colère. Tristesse aussi.
Le vouloir, jalousie parce que peur.
Comprendre que rien ne le retient.
Angoisses. Chercher comment l'atteindre, sans y parvenir.
Savoir qu'il ne pas veut pas entrer dans ma vie.
Ne pas lui en vouloir.
Ne pas me reconnaitre non plus.
Crises de colère infondées.
Attendre de la tendresse.
Attendre un geste.
Mais attendre.
Ne pas renoncer.
Laisser le temps au temps.
Juste parce qu'on"ne sait jamais".
Et que je veux que ça marche.
Le voir me repousser. Etre blessé.
Se repéter que rien n'est perdu.
Ses blessures que je maudis, son passé qui me fait mal et savoir que rien n'est de ma faute, que tout est lié.
Se demander comment faire, se demander si c'est en mon pouvoir.
Chercher souvent. Une solution. Un moyen. Un miracle.
Et si c'était entre mes mains?
Vouloir qu'il comprenne que je ne lui ferai pas de mal, qu'il peut avoir confiance.
L'apprivoiser.
Il faut de temps, je le sais.
Je suis impatient.
Le voir poser des barrières, des limites à notre histoire.
Nier quand je lui dis que je vois loin pour "nous 2".
Juste pour ne pas lui faire peur.
Essayer, encore et encore. Savoir que ce sera délicat, difficile.
Y croire quand même.
Juste quand je n'ai pas peur.
Et puis penser, juste à cet instant,que le jeu en vaut la chandelle.
Parce que je l'aime.
Même s'il n'est pas prêt à l'entendre.
Et que je ne suis pas prêt de lui dire.
Peur du silence.
De sa réaction.
De sa peur. Parce que, quoi qu'il dise, je sens cette résistance, cette peur de m'aimer.
Sa peur d'être blessé.
Il le nie, je ne dis rien.
"Vous êtes tous pareil , en vous croyant unique, supérieur et jamais prêt à aucune concession".
Mon coeur...tu te trompes je crois.
Peut être est-ce moi qui suis dans l'erreur...
Après tout...
Je doute. J'ai peur.
Parfois, je baisse les bras.
Je me dis que jamais il ne m'aimera.
Et j'ai mal. Envie de pleurer des fois. Parce que je comprends qu'il n'est pas mien.
Alors je tente de me contenter de son souvenir. Parce que c'est déjà beaucoup.
Et je ne désespère pas.
Normal, je suis amoureux.
Voici que le pire arrive. Je me sens telle une ordure, un paria, un vaurien, une merde. L'imbécile coupable qui n'a pas su analyser la situation à chaud; j'ai extrapolé dans un délire fou comme il dit. J'ai commis l'erreur de partir. J'aurais dû rester, m'accrocher de toutes mes forces pour briser sa carapace afin qu'il m'explique le pourquoi de son attitude cette nuit là. Je suis bête et maladroit car j'ai probablement réveillé ses démons, d'où son revirement fatal.
Il a sûrement raison: je suis resté l'égoiste que j' étais. Je n'ai pensé qu'à moi et toute cette merde qui me tombe dessus je l'ai mérité. Je ne me suis pas mis à son niveau. Je suis allé trop loin, trop vite, aveuglé par mes sentiments naissants, alors que lui avait besoin de temps pour remettre en route la machine. J'ai fais fi du passé commun en pensant qu'il en ferait de même mais je mesure que la démarche n'est pas aussi facile pour l'autre. Il a pris ce départ soudain pour une fuite. Raisonnement logique si l'on repense au passé. Pourtant je maintiens : ce n'était pas une fuite mais un appel au secours.
Je ne dois en vouloir qu'à moi-même si j'ai précipité sa décision. J'en viens même à me dire si je n'ai pas fais une connerie ou dis une bêtise énorme pendant ce diner qui a conduit à son attitude distante. Ou a un tout autre moment. Je me sens moche de l'avoir déçu, de l'avoir dégouté à un point tel qu'il ne veut plus me parler. Moi qui étais venu pour l'aimer j'ai juste réussi à le faire douter et remettre en cause sa confiance en moi. Maintenant je sais que le pardon ne viendra pas.
Pour ma survie je dois méditer sur cette mésaventure pour avancer. 17/03/2007ET L'AMOUR S'EN VAEt l'amour est là, et l'amour s'en va
Tu pars avec lui, il meurt avec moi
On a beau prier, on a beau crier
L'amour nous oublie, comment l'oublier
Ça ne sert à rien de s'user le cœur
A chercher la main qui se tend ailleurs
Te tenir bien haut, la tête hors de l'eau
Quand on est déjà si loin du bateau
Et l'amour est là, et l'amour s'en va
Comme un ouragan qu'on n'arrête pas
Comme un cheval fou qui court n'importe où
Captivant le temps, se foutant de tout
On a dépassé de vol des oiseaux
On s'est écrasé le cœur en morceaux
Dans la ronde folle des jours qui s'envolent
L'amour était là, et l'amour s'en va
Et dans la ville vieille qui en a tant vu passer
Un monde indifférent fait semblant d'exister
Mais je sais bien qu'il ment depuis que tu l'as décidé
Il s'est brisé, la vie s'est arretée.
14/03/2007DELIRE ALCOOLIQUE
Voilà, l'alcool coule de nouveau à flot dans mon sang. Je suis rentré précisement à 18H00 et je suis déjà soul. J'ai acheté une bouteille de whisky en chemin et je me vautre dans ce plaisir coupable.Voilà que des images me reviennent en flash-back. LUI uniquement lui. E. envahit ma tête, m'enfièvre: sa bouche incandescente, sa peau qui m'éléctrise , son cul enchanteur, ses doigts magiques, sa queue infernale, ses yeux dans lesquels j'aimais me plonger et cet air absent dont lui seul a le secret. Tantôt mystérieux tantôt effrayant. Tout me revient soudainement. Et je mesure toute la perte. Un gouffre m'envahit et j'imagine tous les possibles: un retour, l'amour qui renait tel le printemps, fortifié par une souffrance inutile et finalement nos deux corps réunis. J'imagine que par la force des choses nous comprenons nos errreurs, le malentendu, que cette histoire conne finit dans un fou rire. Je lui dirai je t'aime, combien je tiens à lui, qu'imaginer ma vie sans lui m'est insupportable. LUI je ne veux que lui. Il est ma vie, ma chair, mon souffle de coeur, l'amour tant espéré, la terre promise, mon Tout.
Il est Mon homme.
13/03/2007"Et je vais me me créer un blog, pour me raconter ma vie si banale".
Voilà comment se termine son dernier mail. Evidemment cette boutade je ne peux m'empêcher de la prendre pour moi. Je me doutais bien qu'en lui ouvrant les pages de ce blog ou plutôt ce journal intime, je m'exposais à ce qu'un jour ou l'autre cela se retourne contre moi. Ce qui n'a pas manqué d'être le cas. J'avais pourtant fait cela en signe de confiance, d'engagement. Une volonté d'être transparent pour qu'il me découvre même dans mes contradictions. Moi qui lis d'autres blogs je me demande s' il est si banal de parler d'amour? Dans un monde où tant de solitudes cohabitent , j'ai choisi de jeter en pâture ma plus stricte intimité quand je la cache à mon entourage. Ce qui veulent bien me lire y sont les bienvenus. Dans cette infinie toile, où nous sommes tous une poussière d'étoiles, nombreux sont à témoigner de leurs souffrances, de coups de coeur, coups de gueule, de bêtise parfois. Mais en aucun cas cela ne mérite la moquerie tant que cela est fait avec sincérité.
Pour ma part j'ai décidé que mon blog parlerait d'amour. Cette chose si banale mais essentielle à la vie. D'où ce titre "maviesanstoi". Depuis quelques temps je parle beaucoup de E. Parce que lui seul a réussi à ranimer un coeur vide depuis trois ans. Et même bien avant qu'il ne réapparaisse il parlait déjà de lui d'une certaine façon. De lui je continuerai à parler beaucoup: avec toute ma passion et toute ma naiveté.Et même s'il ne veut plus de moi, il continuera à vivre fortement, à travers mes pages à venir. C'est aussi cela l'amour véritable. Une vie d'amour banale, dans un blog banal. 12/03/2007RASCertaines journées ressemblent à l'enfer. Où il faut composer, faire semblant et donner le change. Travailler en automatique alors que l'esprit est ailleurs. Je suis encore en stand -by perdu entre le samedi soir et ce dimanche infernal. Je cogite sur mes sentiments et cette douleur lancinante qui ne me quitte pas. Putain que je l'aime et que cette situation est débile. Qu'est-ce que je m'en veux de l'avoir perdu. Je voudrais retrouver ce paradis que j'ai touché du bout des doigts et effacer cette tâche horrible qui me hante. Tout le dimanche j'ai marché au ralenti, le corps lourd, sans appétit, le regard sans vie. La nuit est tombée et je ne trouvais pas le sommeil. Seul, désespéremment seul et personne pour confier ma douleur. Je ne lui dirai plus jamais je t'aime, mes rêves de week-end à deux ne se feront plus, je ne lui souhaiterai pas ses anniversaires et je ne verrai jamais un coucher de soleil main dans la main.
Ce soir rien à signaler à part que j'ai reçu un pénible mail. Il accuse, il juge, il détruit. Mais je ne lui en veux pas de n'avoir rien compris. C'est écrit dans la souffrance de l'instant. Au moins nous partageons cela en commun. A la différence prés que je l'aime toujours. 11/03/2007MEDITATIONAu fond je pense qu'il n'a jamais vraiment tenu à moi. Juste quelques jours où j'ai été un jouet entre ses mains, une pure distraction. Pour quelqu'un qui y a cru autant que moi, la chute est dure. J'aurais du me douter au vu de son attitude parfois distante, ce manque de tendresse au petit matin, cette façon qu'il avait de parler de la pluie et du beau temps, cette manière de ne pas fixer mon regard alors que je le dévorais des yeux. De ses explications alambiquées alors que mon intuition me disait d'être sur mes gardes. Alors je me raisonnais, me disant qu'il voulait se protéger ou bien qu'il ne souhaitait pas me brusquer. Mais maintenant je devine l'abomination: la volonté de me mettre à mort et achever tout espoir en moi. Pourtant les textos, les mails, son je t'aime tout concourrait à éteindre l'ombre d'un doute.
Dans cette solitude glacée qui m'envahit, je médite sur les relations humaines et je me dis que dans ce putain de monde mieux vaut se comporter comme une ordure que d'écouter son coeur. Sauf que dans ce cas je suis incapable d'être une ordure. Voilà mon drame.
DIMANCHE SANGLANT
En ce beau dimanche mon coeur est las et je suis fatigué. Car voilà c'est fini. Il a suffit d'une soirée pour que le rêve se brise. Le charme s'est rompu. Il ne sert à rien de savoir qui a raison et qui a tort, ce qui compte c'est le résultat. Une impression de vide, de manque, de gâchis. Tout cet amour que je portais en moi, prêt à le répandre au yeux du monde pour cet homme tant aimé, je suis rentré avec sous le bras. La seconde chance que je croyais réelle n'aura été qu'un leurre.
J'ai marché longuement par un vent frais tard dans la nuit et j'ai fini par m'engouffrer dans un taxi, le regard hagard et sonné par cette soirée inattendue. Rien n'existait, le monde était suspendu et moi avec. Sauf mon homme qui était là, présent dans mon âme et dans mon coeur. Pourtant je voulais retourner chez lui, m'expliquer encore, faire la paix et l'aimer. De le prendre dans me bras, l'embrasser et me rechauffer contre lui. Et qu'il m'aime comme je l'aime. Mais rien de tout cela ne s'est produit. A quoi cela sert-il d'essayer de se donner à un homme qui a tout fait pour vous ignorer. Cependant je ne peux me raisonner et à l'instant où j'écris ,il est là, bien présent, envahissant mon intérieur. Et je m'intérroge: que vais-je faire de tout cet amour? Pourquoi le destin me l'enlève alors que j'y croyais? Pourquoi sommes-nous sur deux longueurs d'ondes différentes? Pourquoi n'a t'il pas parlé, compris ma souffrance et mon SOS? Pourquoi est-il resté muet alors que je lui criais mon amour? Pourquoi a t'il réveillé un coeur mort pour mieux le piétiner? J'ai attendu et attendu mais pas un signe d'amour n'est venu.
Maintenant je me dis que je suis bête d'y avoir cru, d'avoir agis en midinette écervelée. De mettre engagé aveuglement. Le coeur ouvert sans aucune protection. Je doute de ses sentiments et de son attachement. Est-ce que tout cela n'était pas juste une mascarade, un piège tendu dans le seul but de me faire mal? Une vengeance sourde et programmée. Si c'est le cas, c'est réussi. Car je me sens plus bas que terre. Mon drame est que je continue à l'aimer. Et j'ignore où tout cela me ménera. Nulle part sans doute ou pire encore.
06/03/2007Comment lui dire....
Je le regarde avec les yeux de l'amour de la tête aux pieds. Je le trouve beau, sensuel, sexuel. Les moments passés
en sa compagnie sont un régal. C'est la porte ouverte vers un autre univers, un imaginaire qui m'élève et me transporte.
Auprés de lui c'est la douceur à l'état brut dans ce monde gris. Imaginer son sexe bander, frémir de tout
son corps, sentir ma queue vibrer pour lui voilà ma récompense. Mais mon âme, elle, va au-delà. Elle désire toucher son coeur.
Le rassurer sur mes intentions et tout l'amour que je peux lui donner. Lorsque je le touche c'est de tout mon être. Sensation
impalpable que je ne peux exprimer tellement elle me parait irréelle. Je le ressens dans chaque centimètre de ma peau, dans mes poils qui se tendent à sa vue.
Et ce coeur qui se gonfle à plein poumons lorsque je sens son odeur intime. Il est impensable que je puisse dire cela alors que cela fait si peu de temps. Personne n'y croirait.Pourtant j'en suis sûr.
Cette fois-ci c'est bien de l'amour. Ce n'est pas de la passion folle et irraisonnée. Pas une lubie du moment. Je ne suis pas dans un état amoureux
mais véritablement dans l'amour. Mais comment faire pour qu'il comprenne?
Alors je m'intérroge. Est-ce qu'il se rend compte de ce regard d'amour que je pose sur lui
lorsque je suis en sa compagnie? Est-il méfiant ou aveugle? Dieu que je l'aime et il ne peut pas le croire car je devine son esprit perturbé par un passé
bien présent. Je suis un coeur neuf, un homme plus plus mature et armé pour affronter mes sentiments et le
don de soi. Je suis conscient que la vie m'offre une seconde chance et je veux profiter de ce miracle pour m'abandonner
et donner. Surtout donner. Comment le rassurer? Evidemment seul le temps pourra le dire....
Parfois je le sens ailleurs. Il part dans un autre monde. Et je ne comprends pas. Comment décoder ses gestes, ses mots,
son regard? Est-il avec moi ou bien me cachet-il ses sentiments profonds pour ne pas se faire du mal? Il désire se protéger je
le sens. Il a peur je le sais. Il craint que je fuis de nouveau et que mes sentiments ne soient qu'éphèmères. Pourtant je lui ais dis
je t'aime non pas dans un râle bestial, mais l'esprit clair et conscient. Et je le pense. Pas dans la sincérité du moment comme il
le croit mais en mon âme et conscience. Dommage qu'il ne soit pas dans ma tête pour comprendre cela.
Aujourd'hui une étrange sensation m'envahit: la peur de le perdre. C'est aussi cela l'amour: le plaisir et la douleur mélés en même temps.
05/03/2007Voilà c'est fait.
J'étais parti un peu saoul à sa rencontre. J'avais pris plusieurs remontants pour faire face à la situation et
mille questions envahissaient mon esprit.
Le charme allait-il de nouveau opérer de part et d'autre? La conversation allait-elle se passer de manière chaleureuse ou bien
allions nous nous détester de manière courtoise? Allais-je être déçu?
La pluie qui s'écoulait le long du trajet ressemblait un peu à mon état d'esprit: régulière mais triste.
Vendredi soir 20h45. J'arrive devant chez lui. Le coeur bat la chamade, l'alcool s'est un peu dissipé
mais la trouille au ventre est toujours là. J'ai hâte mais je me demande si je ne fais pas une bêtise.
Il est bien sûr trop tard pour reculer puisque c'est moi qui ait précipité le rendez-vous.
Et soudain c'est une apparition. Il est là debout devant l'escalier. Tout de noir vétu.
C'est un ange noir. Encore plus beau que dans mon souvenir. Je monte vers lui, il me sourit,
je lui retourne le sourire. J'approche, nous sommes tous deux maladroits et lui tend un baiser timide sur les lèvres.
Putain qu'est-ce qu'il est beau! La suite restera gravée dans ma mémoire. Il y'eut des mots, des phrases échangées.
Mais tout cela était inutile face à deux coeurs qui s'enlacent, ressentent la douce chaleur de l'amour les envahir.
Rien, aucun verbe, aucun mot ne peut retranscrire cet instant. J'aurais aimé que cet instant dure des heures. J'aurais voulu
une fusion de nos corps. Ne faire qu'un avec lui. J'aurais aimé être dans sa tête pour savoir ce qu'il pensait.
J'aurais voulu hurler ma joie. J'ai su à cet instant que d'une manière ou d'une autre nous nous appartenions. L'erreur
avait été réparée. A moi maintenant de faire son bonheur puisque je l'aime.
01/03/2007
Quand le chagrin sera parti
Que la tristesse aura fini
Pourras-tu me pardonner
Que je puisse te regarder ?
Quand le temps sera passé
Oublié le plus mauvais
Pourras-tu me dire et me redire
Que je n’ai pas été le pire ?
Sauras-tu m’écouter
Et ne pas me condamner ?
Me laisser te montrer
Que j’ai enfin changé ?
Pourras-tu lire dans mes pensées
Sans me juger, sans me blesser
Voir dans mes yeux la vérité
Reflet de moi et mes regrets ?
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