MEDITATION
Au fond je pense qu'il n'a jamais vraiment tenu à moi. Juste quelques jours où j'ai été un jouet entre ses mains, une pure distraction. Pour quelqu'un qui y a cru autant que moi, la chute est dure. J'aurais du me douter au vu de son attitude parfois distante, ce manque de tendresse au petit matin, cette façon qu'il avait de parler de la pluie et du beau temps, cette manière de ne pas fixer mon regard alors que je le dévorais des yeux. De ses explications alambiquées alors que mon intuition me disait d'être sur mes gardes. Alors je me raisonnais, me disant qu'il voulait se protéger ou bien qu'il ne souhaitait pas me brusquer. Mais maintenant je devine l'abomination: la volonté de me mettre à mort et achever tout espoir en moi. Pourtant les textos, les mails, son je t'aime tout concourrait à éteindre l'ombre d'un doute.
Dans cette solitude glacée qui m'envahit, je médite sur les relations humaines et je me dis que dans ce putain de monde mieux vaut se comporter comme une ordure que d'écouter son coeur. Sauf que dans ce cas je suis incapable d'être une ordure. Voilà mon drame.